Le Kenya est l’une des destinations les plus complètes d’Afrique : safaris dans des réserves mythiques, nature spectaculaire et plages sur l’océan Indien.
Pour organiser votre voyage sans imprévus, l’essentiel est de connaître les conditions d’entrée et de demander à l’avance l’eTA du Kenya (Electronic Travel Authorisation), exigée avant le départ dans la plupart des cas.
Faut-il un visa pour voyager au Kenya ?
Actuellement, la plupart des voyageurs doivent obtenir une autorisation électronique (eTA Kenya) approuvée avant d’entamer le voyage. Il s’agit d’un permis numérique demandé en ligne, à présenter à la compagnie aérienne lors de l’embarquement puis à l’immigration à l’arrivée.
Il existe des exemptions pour certains profils (par exemple, les citoyens des pays de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), les résidents au Kenya disposant de permis en cours de validité et les passagers en transit qui ne sortent pas de l’aéroport). Ainsi, en cas de doute selon votre passeport ou votre type de voyage, le mieux est de vérifier dans la rubrique éligibilité.
Qu’est-ce que l’eTA Kenya ?
L’eTA du Kenya est une autorisation électronique de voyage qui détermine si vous pouvez vous rendre dans le pays.
Important : une eTA approuvée ne garantit pas l’entrée, car l’admission finale est décidée au contrôle frontalier.
Pour la plupart des touristes, l’option la plus courante est la Standard eTA, qui permet une seule entrée et se fait entièrement en ligne.
Toute personne prévoyant de voyager au Kenya devra obtenir une autorisation électronique de voyage appelée eTA Kenya. Elle fonctionne plus ou moins comme un visa à entrée unique. Elle n’autorise qu’une seule entrée pour un séjour de 90 jours dans le pays. La différence est qu’elle est obligatoire pour tous les voyageurs se rendant au Kenya, tandis que la nécessité d’obtenir un visa pour le Kenya dépend de la nationalité du voyageur.

Comment demander le visa du Kenya ?
L’autorisation de voyage appelée eTA Kenya, également connue comme Visa Kenya, se fait en ligne. Il vous suffit de remplir un formulaire simple en ligne, de l’envoyer et d’attendre de recevoir votre autorisation par e-mail. Une fois approuvée, il est conseillé d’avoir le document sur votre téléphone et/ou imprimé afin de le présenter à l’embarquement et à l’arrivée.
Qui a besoin d’un visa pour le Kenya ?
En général, tous les visiteurs (y compris les bébés et les mineurs) doivent disposer d’une eTA approuvée avant le départ, sauf s’ils entrent dans une catégorie exemptée selon la réglementation en vigueur. Parmi les exemptions les plus courantes figurent les citoyens des pays de l’EAC (Burundi, RDC, Rwanda, Soudan du Sud, Tanzanie et Ouganda) pour certains séjours, ainsi que les passagers en transit qui ne quittent pas l’aéroport. Pour confirmer selon la nationalité, utilisez la vérification d’éligibilité.

Quelles sont les conditions pour demander un visa pour le Kenya ?
Les conditions pour voyager au Kenya et demander un visa varient selon le type de visa et le motif du voyage. En règle générale, vous aurez besoin de :
- Une copie du passeport valide (au moins 6 mois de validité et au moins une page vierge)
- Une photo récente (type selfie ou format passeport)
- Vol d’arrivée et de départ (en cas de voyage en avion)
- Itinéraire de voyage (en cas de voyage par terre ou par mer)
- Confirmation d’hébergement
- Une adresse e-mail pour recevoir les documents
- Une carte de paiement pour régler les frais de visa
Motifs de voyage et documents pour obtenir l’eTA Kenya
En plus des exigences générales de l’eTA du Kenya (passeport valide, photo/selfie, coordonnées, itinéraire de vol et moyen de paiement), le système peut demander des documents supplémentaires selon le motif du voyage. Il est donc recommandé de préparer les justificatifs adéquats avant de commencer la demande afin d’éviter retards ou demandes d’informations complémentaires.
Voyages touristiques
Si vous voyagez pour le tourisme, en plus du passeport et de l’itinéraire, vous devez généralement fournir un justificatif d’hébergement. Il peut s’agir d’une réservation d’hôtel ou, si vous êtes hébergé chez quelqu’un, d’une lettre d’invitation de l’hôte comme preuve d’hébergement.
Visite à des proches ou amis
Pour les visites à des proches ou amis, le Kenya demande généralement une lettre d’invitation du proche/hôte ainsi qu’un document prouvant son identité ou son statut dans le pays. Plutôt que de parler de « DNI » (terme espagnol), il est plus correct d’indiquer qu’un document d’identité/passeport de l’hôte ou une Alien card / Entry permit (selon le cas) est accepté.
Voyages d’affaires (travail/affaires)
Pour des voyages d’affaires ou des activités professionnelles de courte durée, en plus de l’hébergement, les documents supplémentaires les plus courants incluent une lettre d’invitation de l’entreprise au Kenya et une copie de l’enregistrement de la société. Cela permet de justifier l’objet du voyage dans la demande d’eTA Kenya.
Voyages diplomatiques et documents spéciaux
Pour un voyage en qualité diplomatique/officielle, les documents incluent généralement le passeport diplomatique/officiel/de service et une lettre officielle émise par le pays ou l’organisation d’origine (par exemple, le ministère des Affaires étrangères ou l’autorité compétente). De plus, les titulaires de passeports officiels/diplomatiques ou d’un Laissez-Passer en mission officielle peuvent être exemptés du paiement des frais, même si la procédure (ou la vérification) peut rester nécessaire selon le cas.
Transit et escales
Si vous êtes en transit au Kenya et ne sortez pas de la zone internationale (vous ne quittez pas l’enceinte de l’aéroport/du port/de la frontière), la réglementation considère cette situation comme exemptée d’eTA. En revanche, si vous devez entrer dans le pays pendant une escale (par exemple, changement de plans, récupération des bagages ou nuit à l’extérieur), il est recommandé de demander l’autorisation appropriée avant le départ et de fournir des preuves d’itinéraire et d’hébergement.
Peut-on modifier le visa du Kenya après l’avoir demandé ?
Une fois la demande envoyée, il ne faut pas compter sur des modifications : en cas d’erreur dans des informations clés (nom, passeport, etc.), il faut le plus souvent faire une nouvelle demande d’eTA. C’est pourquoi il est essentiel de vérifier soigneusement les informations avant de payer et d’envoyer.
Combien coûte le visa pour le Kenya ?
Le coût dépend du type d’autorisation. À titre de référence officielle, la plateforme du Kenya affiche les frais suivants :
- Standard eTA : 30 USD
- Transit eTA : 20 USD
- eTA multiple 1 an : 300 USD
- eTA 5 ans pour les ressortissants des États-Unis : 185 USD
Si vous faites la demande d’eTA du Kenya via Visagov, le prix final inclut les frais officiels et les frais de service liés à la procédure, à la vérification des données et à l’assistance. Le détail est affiché avant de finaliser le paiement.

Combien de temps à l’avance faut-il demander le visa pour le Kenya ?
Le délai de traitement habituel est d’environ 3 jours ouvrables / 72 heures, mais il peut s’allonger si des vérifications supplémentaires sont nécessaires. Pour avoir de la marge, le système recommande de déposer la demande au moins 2 semaines à l’avance lorsque cela est possible.
Quels sont les points d’entrée au Kenya ?
Le Kenya est très bien relié par voie aérienne au reste du monde. Il dispose de plusieurs aéroports, dont quatre internationaux. On peut transiter par tous ses aéroports avec le visa électronique. Selon la zone du pays à visiter ou la compagnie aérienne choisie, il faudra opter pour l’un ou l’autre. Les plus fréquentés au niveau international sont :
- Aéroport international Jomo Kenyatta (NBO) : principal aéroport du pays, situé à Nairobi, à 15 km du centre-ville.
- Aéroport international Moi (MBA), également appelé aéroport de Mombasa : deuxième aéroport le plus important du pays.
- Aéroport international de Kisumu (KIS) : troisième aéroport du pays en trafic passagers, situé à Kisumu.
- Aéroport international d’Eldoret (EDL) : situé à l’ouest du Kenya, dans la ville d’Eldoret.
Le Kenya a des frontières terrestres avec cinq pays : l’Éthiopie, la Somalie, la Tanzanie, l’Ouganda et le Soudan du Sud. L’entrée par tous les postes frontières nécessite un visa. Il ne faut pas entrer par les postes frontières avec la Somalie ni avec le Soudan du Sud : ils ne sont pas sûrs. Les accès terrestres les plus conseillés sont via l’Ouganda, la Tanzanie et l’Éthiopie. Plus précisément, les points d’accès terrestres recommandés sont :
- Depuis l’Ouganda : Busia, Iwakhakha, Lwakhakha, Malaba, Suam
- Depuis la Tanzanie : Isebania, Loitoktok, Lunga-Lunga, Muhuru Bay, Namanga, Taveta
- Depuis l’Éthiopie : Moyale
Il est aussi possible d’entrer par bateau (petite embarcation) depuis les îles de Zanzibar jusqu’au port de Mombasa. On peut également arriver à ce port via un croisiériste effectuant une route africaine. Pour entrer par la mer, les ports qui accepteront votre visa électronique sont : Kilindini, Kisumu, Mbita Pier, le Vieux Port de Mombasa, Shimoni et Vanga.
Faut-il des vaccins pour voyager au Kenya ?
Il n’existe pas de « vaccin obligatoire » pour tous les voyageurs en toute circonstance, mais un certificat de vaccination contre la fièvre jaune est exigé pour les personnes arrivant de pays où la fièvre jaune est endémique (selon les règles sanitaires du Kenya). Le plus prudent est de le vérifier selon votre itinéraire (origine et escales) et de consulter un Centre de vaccination internationale. Par ailleurs, lors de la demande d’eTA, des certificats de vaccination ou de test peuvent être demandés selon la catégorie et le contexte sanitaire.
Quelle est la monnaie au Kenya ?
La monnaie officielle du pays est le shilling kényan (KES/KSH). Dans les zones très touristiques comme Nairobi ou Mombasa, il est possible de payer en dollars américains, mais l’idéal est de changer de devise et de payer en monnaie locale. On peut faire du change à l’arrivée à l’aéroport, dans les principales banques ou dans des bureaux de change.
Il est important d’avoir toujours un peu d’argent liquide, car en dehors des grandes villes il peut être difficile de changer de l’argent ou de payer par carte bancaire. Les cartes de crédit se répandent progressivement, mais elles ne sont pas acceptées partout.

Quelle est la meilleure période pour voyager au Kenya ?
Le Kenya peut se visiter toute l’année, mais la meilleure période dépend beaucoup du type de voyage souhaité (safari, plages ou montagne). En général, les mois les plus populaires pour un circuit complet au Kenya coïncident avec la saison la plus sèche, lorsque les routes sont en meilleur état et l’observation de la faune est plus facile.
Pour un safari, la période la plus recommandée est généralement la saison sèche, surtout de juin à octobre. Avec moins de végétation et moins d’eau disponible, les animaux se concentrent autour des rivières et des points d’eau, et il est plus facile de les observer dans des parcs comme le Maasai Mara, Amboseli ou Tsavo. De plus, si votre priorité est la Grande Migration au Maasai Mara, la période la plus recherchée se situe souvent entre juillet et octobre.
De manière générale, le Kenya connaît deux principales saisons des pluies : les « long rains » (environ de fin mars à mai) et les « short rains » (env. d’octobre à décembre). Le mois le plus pluvieux dans de nombreuses régions est souvent avril. Cela dit, la pluie tombe fréquemment sous forme d’averses et peut varier selon la région (côte, hauts plateaux, nord), donc elle ne gâche pas forcément le voyage : le paysage est plus vert, il y a moins de touristes et l’on trouve souvent de meilleurs prix.
Si vous souhaitez combiner safari et plage, la côte kényane fonctionne très bien pendant les mois secs. Pour un climat plus doux et moins humide, beaucoup de voyageurs choisissent juillet à octobre ; et si vous préférez une chaleur plus intense et une mer plus calme, janvier à mars est aussi souvent une très bonne fenêtre pour profiter de Mombasa et des environs.
Pour les itinéraires de montagne et le trekking sur le mont Kenya, il est conseillé d’éviter les pics de pluies et de privilégier les périodes les plus sèches : généralement janvier–février et juillet–octobre, lorsque la boue est moindre, la visibilité meilleure et les conditions plus stables.
Le Kenya est-il sûr pour voyager ?
Le Kenya est une destination touristique très populaire, mais on ne peut pas le considérer comme « totalement sûr » : la recommandation réaliste est de voyager avec prudence et de bien planifier les déplacements et les zones. Les principaux incidents pour les voyageurs sont souvent liés à la délinquance urbaine, aux vols, et, dans certaines régions, au risque de terrorisme ou d’enlèvement.
Concernant les zones sensibles, il convient d’redoubler de prudence (voire de les éviter si ce n’est pas indispensable) près de la frontière avec la Somalie et dans certaines zones de l’est et du nord du pays, ainsi que d’être particulièrement vigilant dans certains quartiers de Nairobi où le risque de criminalité est plus élevé. La recommandation pratique est de ne pas improviser d’itinéraires dans des zones peu connues, d’éviter de marcher seul dans des endroits isolés et de se déplacer avec un transport fiable, surtout la nuit.
Il faut aussi savoir qu’au Kenya, les manifestations et protestations sont fréquentes, surtout à Nairobi, et peuvent dégénérer ou entraîner des perturbations de circulation. Le plus prudent est de s’éloigner des foules, de suivre les consignes locales et de surveiller l’actualité en cas d’annonces de rassemblements.
Conseils importants pour voyager au Kenya
- Au Kenya, l’homosexualité est un délit passible de prison, donc les démonstrations d’affection en public ne sont pas recommandées.
- Les Kényans aiment interagir avec les touristes : évitez d’aborder des sujets politiques liés à leur pays.
- Le courant électrique au Kenya est de 240 V et les prises sont à trois broches : il est recommandé d’emporter un adaptateur pour vos appareils électroniques.
- Les langues officielles du Kenya sont l’anglais et le swahili. Il existe aussi différents dialectes selon les tribus ou les zones rurales, mais dans la plupart des lieux on parle anglais.
- Ne buvez pas l’eau des sources ou du robinet : il faut toujours boire de l’eau en bouteille.
- Évitez de consommer des aliments crus au restaurant et, bien sûr, aux étals de rue.
- Protégez-vous des moustiques avec des répulsifs, des vêtements longs au crépuscule/la nuit et des moustiquaires.
- Au Kenya, il est très courant de marchander les prix (taxi, repas, souvenirs).
- Dans un parc national ou lors d’un safari, il faut respecter les animaux et ne pas crier, effrayer, lancer des objets ou donner de la nourriture.